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Focus sur le rôle de l’infirmière de SynergieMed

8 avril 2019

A l’occasion de la Journée Mondiale de la Santé, SynergieMed a décidé de s’attarder sur le rôle de ses salariés. Aujourd’hui, c’est l’occasion d’en savoir plus sur le rôle de l’infirmière auprès des patients de l’enseigne à travers le témoignage de Laurie Meny, aide-médicale à SynergieMed Lille.

Pouvez-vous vous présenter ?

Laurie Mény : Durant mes études, j’ai découvert au travers des stages, les différentes structures d’exercice de ma profession. Mon choix s’est très vite tourné vers le domicile. Loin du secteur hospitalier et de l’univers médical où le patient se laisse parfois porter par les événements, la relation soignant-soigné au domicile revêt un autre aspect. Cela implique que l’infirmière établisse une relation de confiance avec son patient, faisant preuve d’empathie et de respect. J’ai travaillé 3 ans et demi en centre de soins puis j’ai décidé de m’installer en libéral pour avoir un peu plus de liberté dans mon organisation de travail. J’ai également travaillé quelques mois en HAD (hospitalisation à domicile) où la majorité des patients sont des personnes en fin de vie. Arrivée à un tournant de ma vie, j’ai fait des recherches sur les différents rôles de l’infirmière et j’ai découvert l’infirmière coordinatrice chez un prestataire. Par le biais d’une amie qui travaille chez SynergieMed depuis plusieurs années, j‘ai pu rencontrer Thierry Allard, le directeur d’agence. C’est là que j’ai découvert une structure à taille humaine où le bien être du patient prime. Une formatrice de l’école d’infirmière m’a toujours dit « soigne le patient comme si c’était un membre de ta famille » et j’ai toujours appliquer cette doctrine dans mes différents postes.

En quoi consiste votre métier chez SynergieMed ?

L.M : Mon rôle est d’organiser le retour au domicile d’un patient ayant besoin de perfusion et/ou nutrition. Concrètement, je rencontre le patient dans le service avant sa sortie. Je lui explique qui je suis et tout ce que je vais faire pour lui. Le but reste de le décharger de l’organisation du soin et de le rassurer sur le déroulement de celui-ci au domicile. On conserve au maximum la sphère personnelle du patient, son infirmière libérale, sa pharmacie et on réintègre le médecin traitant dans la prise en charge. Dans le cas où le patient n’a pas d’infirmière, nous luis proposons d’en appeler une que nous connaissons. Dans notre agence, on essaie toujours que l’infirmière coordinatrice qui rencontre le patient se charge également de la livraison du matériel au domicile. Le but est toujours que le patient soit rassuré et n’ai pas plusieurs intervenants. J’ai également un rôle de formation auprès des infirmières libérales. Je m’assure toujours que le matériel mis en place soit connu et, au besoin, les formes à l’utilisation et aux bonnes pratiques.

Qu’est-ce que vous avez apprécié à votre arrivée chez SynergieMed ?

L.M : Le côté humain. Ici, nous disposons d’une liberté de temps pour s’occuper du patient. De passer une heure pour m’en occuper. En cas de problème dans l’emploi du temps, je peux passer la main à une collègue de travail. A SynergieMed, on a le temps de prendre soin des personnes. On fait preuve d’empathie et on installe un climat de confiance avec nos patients. C’est très important pour moi.

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans votre métier ?

L.M : Toutes les personnes que nous sommes amenées à rencontrer. C’est pour moi très enrichissant de rencontrer chaque jour de nouvelles personnes, médecins, infirmières, aides-soignantes, patients de tout horizon et de toutes cultures.

Quels sont les types de prestation le plus effectués sur votre secteur ?

L.M : Les chimiothérapies à domicile avec les pompes. C’est le fil actif de l’agence et l’activité la plus développée de SynergieMed. Sur quinze jours, je vais être amené à m’occuper d’une soixantaine de patients. Il y a des semaines très chargées et d’autres plus légères. Tout dépend de l’emploi du temps prévu. Cela peut varier.

Qu’est-ce que vous préférez faire comme prise en charge ? Pourquoi ?

L.M : C’est encore une fois les chimiothérapies car on accompagne les personnes à plus ou moins long terme. C’est le service où l’on ressent le plus d’émotion. Quand on fait l’accueil d’un nouveau patient, certains vont être très ouverts, souriants et d’autres vont parfois ne pas apprécier le contact avec les infirmières, être dans la colère, d’autres encore en pleurent. Il faut savoir comprendre que ces réactions sont normales et font partie des étapes de l’acceptation de la maladie. Honnêtement, c’est le service le plus dur et le plus enrichissant. Chez les patients, il y a différentes phases d’acceptation de la maladie. Mais notre rôle est toujours de rassurer et de les faire sourire autant que possible. Certains vont nous parler de leur vie, leur quotidien, leurs proches, leur animal de compagnie.

Qu’est-ce que vous redoutez faire ? Pourquoi ?

L.M : Je redoute surtout de soigner les enfants. Notamment ceux qui ont des pathologies comme le cancer. En tant que mère, je me projette même si je ne devrais pas mais je reste humaine avant tout. C’est le gros point noir dans mon activité, le reste ne me dérange pas mais l’enfant représente l’innocence et c’est ce qui rend la tâche bien plus difficile. Je parle comme une maman, c’est au-delà de mon rôle d’infirmière. Voir la tristesse des parents confrontés à ce type de situation, c’est très délicat à gérer.

Comment se passe le contact avec le patient ? Et l’entourage ?

L.M : Quand un patient est hospitalisé, il y a souvent un membre de la famille. On explique notre action aux proches, on intègre toujours l’entourage pour éviter le moindre doute et rassurer à la fois le patient et sa famille. On s’assure que l’information soit bien assimilée, on explique quel est le matériel utilisé. On appelle l’infirmière et la pharmacie ensemble. Je termine toujours mon intervention par un résumé succinct. Lors de la livraison, je suis toujours là pour répondre aux questions qui ont pu émerger à la suite de notre première rencontre dans le service. Et pour résumer, on essaie que la sortie d’hospitalisation ne soit pas source d’angoisse pour le patient et son entourage.

Est-ce que vous voyez ce métier comme un dévouement et une passion ?

L.M : Oui, toutes les infirmières peuvent le voir ainsi. Moi, j’ai fait ce métier par vocation et pour le contact humain. La vie vaut le coup d’être enrichissante. Je préfère être au contact de patients que d’être derrière un bureau tous les jours. On entre dans l’intimité du patient, on doit lui apporter de la douceur, de la confiance et créer une relation sereine pour mieux l’accompagner.

Racontez-moi un événement insolite durant votre expérience chez SynergieMed ?

L.M : Dans le cadre d’une livraison de matériel pour une antibiothérapie (traitement par antibiotiques), je trouve toujours un moyen de parler, d’échanger. N’importe quel objet, animal, passion peut aider à ouvrir le dialogue avec un patient. Ce jour-là, j’évoque le chien du patient que j’ai aperçu dans son logement et de ses plantations qui trônent dans la véranda. Et naturellement, il m’a offert tout un tas de tomates et de fraises en expliquant comment il avait organisé sa plantation. Il était animé et passionné. La dégustation avec mes enfants était succulente. Dans le contexte de la prise en charge du patient, c’était inattendu et incongru mais très mignon de partager sa passion du potager.  C’était un moment très agréable que je garde en souvenir.

Enfin, si vous deviez décrire SynergieMed en quelques mots ?

L.M : C’est une infirmière qui va décharger le patient de tout le côté médical, de l’organisation du soin et qui va le rassurer et répondre à ses interrogations lors du retour à domicile.

Pour conclure, pouvez-vous formuler une question pour la prochaine personne interviewée ?

L.M : Selon moi, la frontière entre l’empathie et l’attachement avec mes patients est mince. Cette question serait pour une diététicienne : Comment arrive-t-elle à gérer la relation soignant-soigné sur le long terme lorsqu’elle s’occupe de la nutrition entérale, soin qui, la plupart du temps, dure quelques mois voire quelques années ? Particulièrement dans un contexte parfois délicat ?

En savoir plus sur SynergieMed Pas-De-Calais         

Dirigée par Thierry Allard, SynergieMed apporte une aide au quotidien tout en s’attachant aux valeurs humaines. Il y a un réel investissement de l’ensemble des collaborateurs au domicile des patients de l’agence. Le but est de coordonner le parcours de soins des patients tout en assurant une qualité de prestation adaptée aux besoins de chacun.

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